19 avril 2025.

Après de belles jounées printanières à Pentoulan, nous quittons notre maison et son jardin déjà bien fleuri pour retrouver Bellisa.


Cette année, il y a concordance de dates entre la Pâque chrétienne et la Pâque orthodoxe et nous débarquons à Athènes le samedi saint…

Dans l’aéroport, nous croisons de nombreux grecs cierge à la main, certains portent de beaux vêtements traditionnels : l’ambiance s’annonce festive !

Avant de rejoindre le chantier, nous faisons halte pour la nuit à Archaia Korinthos (Ancient Corinthe) et assistons aux festivités de la veillée Pascale.


La veille, le vendredi saint, les femmes ont préparé l’épitaphe en le décorant de fleurs. Il symbolise le tombeau du Christ.

A la tombée de la nuit, la procession a commencé : l’épitaphe porté par de jeunes gens, suivis par le pope et la foule des fidèles. Une fois la procession terminée, le pope a distribué les fleurs bénies que les fidèles ont rapporté chez eux pour protéger leur foyer.


Donc, ce samedi, Judas a déjà été pendu et l’église est encore vide lorsque nous arrivons avant la veillée pascale.

Par contre, les bouchers sont très occupés à préparer les agneaux qui termineront à la broche dimanche…

Un peu avant 23 heures, la foule arrive, endimanchée, de toutes les ruelles du village et rapidement la place est noire de monde ! La fête de la lumière peut commencer.

Les fidèles se massent dans et en dehors de l’église tandis que le pope récite l’évangile. A minuit pile, il annonce la résurrection « Christos Anesti » et allume 33 bougies avec le feu sacré venu de Jérusalem, ces bougies iront propager la lumière dans les milliers d’églises en Grèce. Ensuite, il fait passer la lumière à tous les fidèles.

Avec la lumière, ce sont aussi les feux d’artifice qui démarrent !

On s’embrasse, on rit, les cloches sonnent. Tout le monde garde précieusement sa bougie allumée car la tradition ne s’arrête pas aux portes de l’Église.

De retour à la maison, on marque l’embrasure de la porte par une croix noire faite avec la suie de la bougie et l’on allume une lampe à huile ou une grosse bougie avec la lumière de la résurrection.

C’est également après la messe que l’on rompt le jeune avec une soupe très spéciale Mayerepsa (un mélange de tripes et feuilles de laitues !). Là, nous n’avons pas suivi…

20 avril 2025.

Rien de tel qu’un bon petit déjeuner grec pour démarrer le dimanche de Pâques…

Nous pouvons rejoindre Kilada où, comme partout en Grèce, les familles sont réunies pour festoyer en ce dimanche.

Καλό Πάσχα ! Joyeuses Pâques !

Le chantier est fermé mais les plaisanciers peuvent rejoindre leurs bateaux. C’est donc avec bonheur que nous retrouvons Bellisa.

Nous profitons du temps superbe pour faire une belle balade à la découverte de la grotte Franchthi, dans la baie de Kilada.

Le sentier est escarpé mais la grotte en vaut la peine. Les fouilles réalisées ont permis de mettre en évidence une occupation de près de 35 000 ans, du Paléolithique supérieur au Néolithique, avec vraisemblablement des périodes d'abandon.

C'est un exemple rare d'installation avec une période d'occupation aussi longue, et également un des sites les mieux connus de l'âge de pierre en Europe méridionale.

Retour au chantier dont on voit les mâts des voiliers.

Le travail de remise en route pour la saison débute avec des pauses dans le village de pêcheurs de Kilada toujours en mode pascal.


24 avril 2025.

Bellisa est prêt à reprendre la mer.

Nous laissons les menuisiers travailler sur les coques anciennes…

… et accompagnons Bellisa jusqu’à la zone de remise à l’eau.

A 10 heures, nous jetons l’ancre dans la baie pour les derniers préparatifs, notamment l’installation des voiles d’avant (génois et trinquette).

Première nuit à flot avant de partir pour de nouvelles aventures !