8 mai 2024.

Les prévisions météo sont claires, il nous faudra séjourner plusieurs jours à Chios afin de laisser passer le vent fort.

C'est loin d'être une punition, car lors de notre premier passage, à l'automne 2021, nous avions beaucoup apprécié cette belle île !

Bellisa et Yemaya sont bien amarrés avec vue sur les moulins, tout va bien.

Donc, Eole peut s'époumoner, nous allons redécouvrir Chios...


9 mai 2024.

Tout d'abord le château de Chios : cette forteresse fut créée pendant l'ère byzantine autour du IXe siècle, puis rénovée au XVe siècle lors de l'occupation des Génois. Au début, elle entourait toute la ville de Chios, mais très vite la cité s'est étendue hors les murs.

Dans l'enceinte, petit tour dans la cour de l'école ottomane.

Puis visite des bains ottomans créés au XVIIIe avec de nombreuses explications fournies par la gardienne des lieux.

Belle table de massage...

Le cimetière musulman du XIXe :

Retour en fin d'après-midi à bord en passant au pied des moulins.

10 au 12 mai 2024.

Nous louons une voiture pour revoir l'intérieur de Chios.

Le ciel est plutôt gris et la température plus fraîche avec le vent fort... notamment dans le Nord de l'île qui est très montagneux.

Le lendemain matin, nouvelle visite du musée maritime que Philippe et Lydie ne connaissent pas.

Nous nous rendons ensuite à Anavatos, site qui rappelle l’histoire brutale et funeste de l’île.  Il connut un grand essor durant la période byzantine, mais les habitants furent victimes du massacre ottoman de 1822. Le tremblement de terre de 1881 finit de chasser ses derniers résidents.

Quelques maisons de ce village fantôme commencent d'être restaurées.

Retour au monastère de Nea Moni situé dans la région centrale de l’île. C'est un des plus importants monuments byzantins de Grèce de renommée mondiale. Il fut construit au XIe siècle en l’honneur de l’assomption de la vierge Marie.

 

Nea Moni fut fondé avec les dons de l’empereur Constantine IX Monomachos et de sa femme Zoe.

Les mosaïques, faites de pierres et de verre multicolores et naturels décorent les parties hautes des murs, les dômes à l’intérieur du narthex, les nefs et le sanctuaire sacré.

La table du réfectoire est particulièrement impressionnante.

Malheureusement, le monastère fut détruit à maintes reprises au cours du XiXe siècle. Il fut pillé par les turcs, et très endommagé par un tremblement de terre en 1881.

Lors de notre passage, y était célébré le baptême du petit Nikos !

Nous rejoignons la côte Ouest de l'île et profitons de beaux panoramas.

Petite tournée des villages médiévaux de Chios : Vessa, Mestra, Olympi, construits sur le même modèle défensif.

Les petites maisons sont reliées entre elles pour former un mur défensif.

Ruelles étroites, routes pavées, porches et passages sinueux...

A Olympi, de nombreuses fresques naïves témoignent du quotidien de ces villages.

A

En particulier, tous les travaux agricoles autour de la récolte du mastic qui fait la renommée mondiale de Chios :

Charmant dédale dans ce village typique :

Et pour finir, nouvelle visite du Musée du mastic...

Le mastic est l’extrait d’un arbuste de la famille des pistachiers lentisques qui n'ont la particularité de "pleurer" que dans le Sud de Chios !

Le mastic est surtout connu comme une gomme naturelle obtenue par incision répétée des tiges. De ces entailles s’écoule peu à peu « les larmes », une oléorésine qui se transforme en grains de mastic.

Le musée est particulièrement bien conçu pour comprendre tout le travail autour du mastic, connu et utilisé depuis l'Antiquité pour ses vertus curatives.

Il est employé en pâtisserie, en confiserie, en cosmétique, pour les encens, dans le domaine des beaux-arts et pour la fabrication de liqueurs.

Il est toujours intéressant de revoir des lieux où nous sommes déjà venus ; la saison n'est plus la même, nous observons avec un autre regard et nous ne nous lassons pas de ces beaux endroits !