1er juillet 2024.

Juillet arrive, il est temps de songer à nous rapprocher du chantier où nous allons laisser Bellisa en pension pour l'été !

Nous quittons donc Skyros qui fut une très belle découverte pour rejoindre la grande île d'Eubée

Mouillage d'une nuit à Petries.

2 juillet 2024.

Cap sur le port de Karystos où les routes de Bellisa et de Yemaya vont se séparer.

Nous longeons la côte exposée d'Eubée et, compte-tenu du nombre impressionnant d'éoliennes, nul doute sur la fréquence et la force du vent...

Amarrage alongside pour Bellisa avec la tour Bourtsi en arrière-plan, édifiée au XIIIe par les Vénitiens.

Karystos fut une puissante cité durant les guerres du Péloponnèse puis marquée ensuite par la présence vénitienne.

La présence du Castelo Rosso sur les hauteurs laisse penser que la cité était d’abord implantée dans les montagnes avant de se rapprocher de la mer.

Les 1 400 mètres d'altitude du Mont Ochi marquent le paysage.

Nous allons avoir un peu de temps pour faire une incursion dans le Sud de l'île, Bellisa étant bien amarré au port. De plus, les prévisions météo s'orientent vers plusieurs jours de Meltem fort...


4 juillet 2024.

Eubée est la deuxième des îles grecques, après la Crète,  par sa superficie : elle est longue de 156 km.

Nous nous contenterons d'explorer en partie le Sud au départ de Karystos.

Première incursion à l'Est de Karystos. Rapidement, nous dominons la ville et sa baie avant de partir dans la montagne.

Les paysages deviennent sauvages et montagneux car le mont Ochi occupe la presque totalité du bout de cette île.

Nous ne croisons quasiment personne sur ces routes sinueuses où les bergeries sont plus nombreuses que les habitations.

Belle surprise et fort contraste en arrivant vers Platanistos avec une véritable "coulée verte" où un torrent serpente au milieu des platanes.

Les cigales côtoient les libellules et la fraîcheur est bienvenue.

Nous poursuivons notre route jusqu'à Potami et sa belle plage isolée.

Au retour, nous poussons jusqu'à Mili où les maisons de ce petit village de montagne sont tournées vers le large et dominées par la masse du Castello Rosso.

Une pause taverna à l'ombre des platanes est la bienvenue.

Atmosphère orageuse à notre retour et la pluie semble tomber au large.

Finalement, Karystos sera épargné.

5 juillet 2024.

Aujourd'hui, nous attaquons la "route des aigles".

Bien vite, nous prenons de l'altitude avec de jolies vues sur l'archipel des îles Petalis.

A proximité de Styra, nous suivons une pancarte vers un site étrange : les maisons de dragons...

Ces vestiges intriguent les archéologues du monde entier. Les structures en ruine ont été décrites pour la première fois au XVIIIe siècle par un géologue et écrivain britannique John Hawkins. Depuis, elles font l’objet d’une attention particulière tant elles sont mystérieuses. En 2010, un état des lieux complet  a révélé que l’ensemble des bâtiments était composé de 23 structures mégalithiques.

Nous parcourons à pied les dernières centaines de mètres qui nous dévoilent les Drakospita de Styra !

Les bâtisses ont été fabriquées avec des blocs et des dalles de pierre empilés : schéma pyramidal pour les toitures, sans mortier et sans fondations.

Toutes les maisons sont également équipées d’une ouverture sur le toit, un dispositif permettant de laisser entrer la lumière du soleil.

Des fouilles réalisées durant la deuxième moitié du XXe siècle ont permis de connaître la période de construction de ces sites : 1100 av. JC...

Alors que le mystère plane autour des "maisons des dragons", les experts avancent deux hypothèses concernant la fonction des bâtiments. Ils auraient servi de lieux de culte et d’observatoire pour l’astronomie.

Les dragons actuels semblent assez inoffensifs...

Nous reprenons notre route et apprécions la variété des paysages de cette grande île.

Nous apercevons notamment le lac Dystos.

Le lac aurait été formé dans l'Antiquité par le colmatage d'un gouffre qui drainait ses eaux dans le golfe Sud d'Eubée. On lui attribua le nom de la ville antique qui était construite sur ses rives. 

Des preuves archéologiques indiquent une tentative d'assèchement du lac par les habitants de la ville au IVe siècle av. J.-C.

Le lac Dystos est une oasis de biodiversité qui abrite d'innombrables espèces végétales et animales.

Bien qu'il se soit asséché à plusieurs reprises au cours de son histoire, le lac et les marais environnants ont réussi à se maintenir à flot au cours des dernières années.

C'est un refuge pour les oiseaux migrateurs au printemps et un biotope important pour un certain nombre de plantes et d’animaux.

Toutefois les pompages excessifs, en particulier ceux de la cimenterie voisine, lui sont préjudiciables.

Retour vers Karystos par la côte Sud afin de repérer des mouillages qui pourraient nous intéresser !


6 juillet 2024.

Nous choisissons aujourd'hui un parcours transversal du Sud d'Eubée.

Depuis Paradisi, nous nous engageons entre les montagnes au milieu d'une belle végétation.

Nous longeons de très nombreuses carrières d'extraction de pierres vertes, grises ou noires qui ont la faculté d' être facilement débitables en dalles de 1 à 3 cm d'épaisseur parfaites pour les innombrables murets et pour le carrelage.

L’extraction d’ardoise sur le mont Ochi est une des principales ressources de la région, avec une exportation dans toute la Grèce.

Pause taverna à Agios Dimitrios sous les platanes et à côté des hortensias pour un plat de chèvre mijotée !

La montagne plonge ensuite littéralement dans la Mer Egée par une gorge spectaculaire qui se termine par une petite plage du bout du monde.

Végétation abondante et eau à profusion, ce qui n'est pas courant en Grèce au mois de juillet...

Une route acrobatique longe cette côte sauvage au paysage grandiose. 

Nous reprenons la route en sens inverse et faisons un crochet par Marmari, à proximité des îles Petali.

Retour à bord à Karystos où le vent souffle toujours, nous décidons donc d'attendre quelques jours avant de reprendre notre route.